A l'instar des dialogues des comédiens, la mise en scène a-t-elle été aussi parfois improvisée ?
Stéphane Meunier : En effet. Mon expérience de reporter et de documentariste a certainement dû m'apporter une qualité : l'adaptabilité. Mais si la mise en scène s'est souvent élaborée en discutant in situ avec les comédiens et les techniciens, je savais très précisément, en amont, quelle focale utiliser ou quels emplacements de caméras adopter. Pour préserver une certaine spontanéité, les scènes se sont souvent tournées en très peu de prises, avec toujours cette étrange impression que l'on n'aurait jamais pu faire deux fois la même chose. Du coup, j'ai dû, moi aussi, me plier aux règles de l'exercice et relayer certains détails techniques au second plan. En bref, toujours valoriser ce qui est en train de se dérouler sous mes yeux, ici et maintenant.
Qu'aimez-vous chez les deux héros de Foudre ?
Alex est un jeune garçon indépendant, non assujetti aux modes, libre. Un ado normal, capable de vivre une aventure passionnée sans se transformer pour autant en super héros. Charles Templon, avec sa fragilité, nous emmène dans son voyage, nous convainc de son histoire. Tout comme Joséphine Jobert. Avec son côté sauvage, son look "world", ce qu'elle dégage, on devait d'abord sentir qu'Alice venait d'ailleurs. Dès le casting, tous deux ont pris possession de leurs personnages. Les décors de la Nouvelle-Calédonie, un vrai bout du monde empreint de liberté, ont ensuite fini de totalement les habiter.